Après avoir raconté notre visite à Haithabu, une cité commerciale et portuaire viking qui a ensuite été abandonnée, c’est maintenant l’occasion de vous parler de Bibracte, capitale des Éduens au Ier siècle avant Jésus-Christ puis peu à peu délaissée par ses habitants et recouverte par la végétation.

Depuis des années déjà, j’avais envie d’aller à Bibracte, de voir le site et le musée. Nous y sommes allés en famille cet été et n’avons pas été déçus. Avec les deux grands, nous avions déjà regardé quelques vidéos pour enfants de la chaîne youtube du musée de Bibracte et le grand avait vraiment été captivé.

Arrivés à Bibracte, on peut choisir entre la visite du musée et la découverte du site, dans la forêt. Nous y étions en juillet, en pleine chaleur et avons donc d’abord opté pour la balade en forêt. Ce qui est très pratique, c’est que l’été, il y a une navette gratuite régulière qui dépose à différents endroits et que l’on peut prendre avec la poussette. Les enfants ont adoré se promener dans cette belle forêt, les queules, ces arbres travaillés étant un terrain de jeu parfait pour l’imagination. Par ailleurs, nous avons pique-niqué dans la forêt, avec un panier-repas que nous avions acheté au restaurant du musée. Délicieux !

Arrivés au sommet du Mont Beuvray, on découvre une vue magnifique et dégagée sur les terres environnantes. Il y a de nombreux chemins praticables en poussette mais il vaut mieux avoir une poussette assez résistante et parfois la porter.

Imaginer une ville de quelques milliers d’habitants enfouie sous cette forêt est assez vertigineux. Jules César a séjourné à plusieurs reprises à Bibracte et la décrit comme « de beaucoup la plus grande et la plus riche ville des Éduens » dans le premier livre des Commentaires sur la Guerre des Gaules. Pour les enfants, c’est un travail d’imagination que de se représenter cette ville de quelques milliers d’habitants.

Après avoir bien arpenté le Grand Site, nous avons rejoint le musée. C’est un musée clair et aéré qui nous a bien plu. Mais nous n’avons pas eu le temps de tout voir car, avec des enfants petits, c’est assez fatigant de voir le Grand Site puis le musée.

Nous aimons beaucoup inscrire les enfants aux ateliers des musées que nous visitons. Les enfants ont toujours été très satisfaits et fiers de nous raconter ensuite ce qu’ils avaient appris et de nous montrer ce qu’ils avaient réalisé ou découvert. Ainsi le grand a participé à l’atelier d’archéologie (de 6 à 12 ans). Il a bien aimé, a beaucoup appris sur l’archéologie mais a trouvé que c’était un peu difficile (les autres enfants inscrits avaient plutôt 9-10 ans). Pendant ce temps, je suis allée avec ma moyenne à l’atelier « les objets se livrent ». Une animatrice lit une histoire dans laquelle on retrouve un objet qui est présenté dans le musée. Ensuite, une archéologue va expliquer ce qu’était cet objet, comment il a évolué, etc. Il y avait notamment une histoire dans laquelle l’un des personnages devait moudre du grain et nous avons pu ensuite découvrir la meule et fabriquer nous-mêmes de la farine. Ma fille était très intéressée. Pendant ce temps, le papa se faisait tranquillement un petit goûter avec la petite qui dormait dans sa poussette…

Bref, Bibracte nous a beaucoup plu et nous reviendrons…

 

 

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