En février, j’avais lu l’article de Frau Pruno sur Vinted et avais ainsi découvert la version française de Mamikreisel et Kleiderkreisel. Le premier est un site de vente de vêtements, accessoires, jouets, meubles, etc. pour bébés et enfants, le second est consacré aux vêtements, chaussures et accessoires pour adultes.

Je suis présente sur les deux depuis deux ans, majoritairement comme vendeuse et autant j’ai un bilan très positif pour le premier, autant je suis plus mitigée pour le second.

Sur Kleiderkreisel, j’ai peu de succès (dix vêtements vendus en deux ans) car je ne vends pas de vêtements de marque de luxe ou de marques à la mode. Mes vêtements d’occasion viennent de marques basiques (Etam, H&M, etc.) et n’intéressent donc pas grand monde. En revanche, les marques basiques de vêtements pour enfants se vendent très bien et j’ai commencé à bien vider les cartons de la cave.

Comment avoir régulièrement des ventes ? Tout d’abord, je propose beaucoup d’articles (plus de 300 actuellement), tant neutres que filles ou garçons et dans différentes tailles. Mon frère m’a donné beaucoup d’habits de ses enfants (qui sont un peu plus grands que les miens) et, avec son accord bien sûr, je les propose aussi sur mon compte MK et lui vire ensuite le montant de la vente.

Je suis aussi très honnête sur la description des vêtements et leur état. À la moindre tache, l’article est présenté comme « gut » voire « in Ordnung ». Je précise aussi la composition des articles. Le plus dur est de trouver le mot exact en allemand pour décrire l’article (comment dit-on boléro, gilet et veste ?) et pour décrire précisément la couleur. Et là, mon chéri allemand n’est d’aucune aide puisqu’il répond « blau » quand je lui demande la différence entre bleu roi et bleu marine ou « Jacke » quand je cherche la traduction de boléro et de veste…

Dans la description de l’article, il faut aussi penser à mettre plusieurs mots proches pour attirer plus de clientes en cas de recherche par mots-clés (par exemple, pour un short, j’écris « Short / kurze Hose / Bermuda). Je précise aussi que nous vivons dans un « Rauchfreier tierfreier Haushalt », c’est apparemment important pour des parents.

Je fais aussi très attention aux photos. J’en mets entre trois et cinq (de face, de dos, détails et parfois de l’étiquette si la marque est valorisée). Il vaut mieux que la photo soit de qualité (nette, bien cadrée, une bonne luminosité) et présentant bien l’article (support plutôt neutre, pas de pli). Je fais les photos et les retouche un peu avec l’iphone. En général, en moins de 5 minutes, les photos ont été prises, téléchargées et l’article est mis en vente.

Pour le paiement, on peut utiliser le paiement via le site de MK (avec une assurance), l’argent de la vente arrive dans ce cas directement dans la Geldbeutel avec laquelle on peut acheter d’autres biens en vente ou se la virer sur son compte bancaire. Il y a aussi Paypal… mais n’ayant pas Paypal, je ne sais pas trop comment ça fonctionne. Le mode classique est par virement sur notre compte bancaire (Überweisung).

D’après mon expérience, le plus difficile est d’évaluer les frais de port. En Allemagne, il faut faire attention au poids et à l’épaisseur de l’enveloppe ou du colis. Les postiers sont intransigeants et ont des planches pour vérifier si l’épaisseur est égale ou inférieure aux 2 ou 5 cm règlementaires. L’envoi par Warensendung ou Büchersendung (uniquement pour les livres) est une alternative moins coûteuse. Dans ce cas, l’enveloppe ne doit pas être collée mais seulement fermée par des attaches parisiennes car elle doit pouvoir être ouverte par la poste. Il faut cependant prévoir un délai d’expédition plus long (de une à deux semaines). Pour un colis plus volumineux, Hermes ou DPD peuvent parfois être plus économique.

Il y a d’autres options comme de proposer un « Packet » mais pour moi, cela n’a jamais marché. Je laisse la « Kreislerin » décider de la constitution de son panier et lui offre une réduction ou les frais de ports si elle achète plusieurs articles. On peut aussi mettre un article en avant (« pushen »), c’est intéressant pour attirer de nouvelles Kreislerinnen.On peut aussi « promoten » mais honnêtement, je trouve ça assez cher et ne voit pas trop ce que ça m’a apporté. On peut aussi participer au forum MK ou rajouter des hashtags mais je trouve ça trop chronophage et je ne sais pas si c’est vraiment rentable.

Mon dernier avantage par rapport aux autres vendeuses, c’est que je propose des marques françaises et donc différents des habituels vêtements de C&A, H&M, etc. Je le mets d’ailleurs en avant en écrivant « französische Marke » même si je vends principalement des vêtements de Kiabi, Obaïbi / Okaïdi, DPAM, etc.

Et vous ? Avez-vous aussi un compte MK  ou KK ou Vinted en France ?