Nuremberg (Nürnberg en allemand) est clairement une destination adaptée à nos goûts : une ville médiévale dont le rôle historique a défié les siècles, une ville bavaroise (pour faire plaisir à mon Hambourgeois bavarois) et le musée de la Deutsche Bahn… donc des locomotives, des wagons et des trains pour mes petits passionnés du rail. Nous y étions allés une première fois il y a quatre ans et nous y avons de nouveau fait étape au retour de nos vacances bavaroises.

Le Château impérial / Kaiserburg Nürnberg

Dès le XIIIe siècle, Nuremberg a joué un rôle important dans l’histoire du Saint-Empire romain germanique, en devenant une ville d’Empire (Reichsstadt), c’est-à-dire une ville qui ne relève pas d’un seigneur local mais de l’empereur. Au fil des siècles, cette ville d’Empire a acquis une certaine autonomie, que ça soit d’un point de vue religieux, judiciaire ou fiscal. Située au croisement d’importantes routes commerciales, la ville s’est développée rapidement.

Dès la fin du XIe siècle, une forteresse est mentionnée (confirmée par les fouilles archéologiques). Celle-ci, au fil des siècles, est en partie détruite, reconstruite, transformée et agrandie (cf. la vidéo très précise de l’histoire de sa construction).

Le Château impérial est ouvert aux visites et des ateliers pour enfants sont même proposés pendant les vacances scolaires. Nous ne les avons pas testés par manque de temps mais les thématiques proposées ont l’air passionnant.

Lors de notre premier séjour, nous avons séjourné à l’auberge de jeunesse qui est située dans cette forteresse. Ce fut une excellente décision car l’aménagement est très moderne et les chambres sont très agréables de par leur agencement et leur vue. Nous en avons gardé un excellent souvenir.

L’auberge de jeunesse… située dans un bâtiment du XVe siècle !
La vieille ville… vue depuis notre chambre à l’auberge de jeunesse

Nous avons rapidement visité la ville lors de notre premier séjour et n’en avons pas eu le temps lors de notre second. Mais la vieille ville est superbe et l’on peut notamment y admirer la très belle maison natale d’Albercht Dürer. Elle fut aussi la ville des congrès du NSDAP, les gigantesques espaces consacrés aux manifestations nazies sont accessibles aux visiteurs un peu plus âgés que nos enfants.

Le musée de la Deutsche Bahn

Mon aîné se souvenait un peu de la première visite de ce musée et nous demandait régulièrement quand nous y retournerions. L’étape surprise à Nuremberg sur la route de Hambourg a comblé de joie l’aîné et la benjamine qui sont deux grands passionnés du rail.

L’espace intérieur

Les deux premiers étages sont organisés selon un plan chronologico-thématique (ça me rappelle mes disserts d’histoire à la fac). On apprend beaucoup, à la fois sur l’histoire technique des chemins de fer et sur le rôle des trains dans l’histoire allemande.

Vers un futur ferroviaire ?

Au rez-de-chaussée, les locomotives de la Fahrzeughalle I sont, pour certaines, « découpées » afin de mieux comprendre leur fonctionnement. C’est fascinant de voir la complexité des tuyaux, pistons, etc. Mon fils s’est posé beaucoup de questions sur les conditions de travail des cheminots à l’époque des premiers trains à vapeur.

Toujours au rez-de-chaussée, on peut admirer l’Adler, enfin plus exactement la reconstitution de la première locomotive à vapeur d’Allemagne. En 1835, elle était à la pointe de la technologie et de la modernité. Importée d’Angleterre, elle a roulé pendant plus de vingt ans entre Nuremberg et Fürth (6 km). Elle roulait à 35 km/h et pouvait atteindre 65 km/h.

L’Adler

Au deuxième étage, le Modellarium a beaucoup intéressé les enfants même si, en tant que petits Hambourgeois, ils connaissent Miniatur Wunderland et ses immenses circuits de modèles réduits. Mais le poste de commandement était très intéressant à observer.

Kibala, l’espace pour enfants

Contraction de Kinder-Bahnland, Kibala a beaucoup plu à mes trois enfants. Je n’intègrerai ici pas d’autres photographies car sur chacune, on voit des enfants de face, que ça soit les miens ou d’autres petits visiteurs.

A l’entrée, les enfants peuvent se déguiser en cheminot ou en contrôleur. On y découvre ensuite différents types de jeux (locomotive en bois à escalader, simulateur de conduite, intérieur d’un wagon du XIXe siècle et d’un d’ICE, etc.).

Les tables de Brio ont beaucoup de succès mais le must est le petit train sur lequel les enfants peuvent s’asseoir et qui serpente dans Kibala (toutes les demi-heures, un trajet inclus avec le billet d’entrée). Par contre, nous y étions un samedi après-midi pluvieux et il y avait beaucoup (trop ?) d’enfants. Il faisait chaud et c’était bruyant. Si c’est possible, il vaut mieux y aller à l’ouverture ou en semaine.

L’espace extérieur (Freigelände)

Depuis la Fahrzeughalle I (au niveau de l’Adler et de l’ICE), on peut ouvrir la grande porte vitrée et rejoindre le terrain en plein air. Plus que l’aire de jeux en elle-même, tout l’espace extérieur est une aire de jeux pour qui souhaite imaginer qu’il/elle est un cheminot ou un aiguilleur.

De plus, l’espace extérieur est bordé par les voies de chemins de fer et on voit ainsi passer les trains à quelques mètres.

Depuis le poste de commandement, on surveille les voies, contacte les cheminots avec le téléphone, modifie la signalisation, vérifie la bonne position des aiguillages, etc.

La visite du DB-Museum était l’étape-surprise sur notre route de fin des vacances bavaroises (articles à venir). Les enfants ont adoré cette visite et la petite a été enthousiaste, elle a signé « train » des centaines de fois.

Tentés par un week-end à Nuremberg ?

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