En préparant mon week-end à Mâcon, j’avais lu que le musée des Ursulines présentait des œuvres intéressantes. Le ciel gris me donna l’occasion d’aller le découvrir.

Informations pratiques à consulter sur le site internet de la ville de Mâcon

Un parcours enfant est disponible à l’accueil (pour les 4-7 ans / pour les 8-12 ans).

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L’ancien couvent des Ursulines

En 1615, l’évêque Gaspard Dinet fait appel aux Ursulines (ordre de Sainte-Ursule) pour prendre en charge l’éducation des jeunes filles de la bourgeoisie et de la noblesse de Mâcon. Entre 1675 et 1680, sur le plateau de la Baille, est construit le couvent.

Pendant la Révolution, en 1793, le couvent est transformé en maison d’arrêt. Trois ans plus tard, il devient la caserne Puthod, fonction qu’il gardera jusqu’en 1929. La mairie de Mâcon transforme alors le lieu en Maison du Peuple, ouverte aux associations.

Le premier fonds du musée est offert à la ville de Mâcon par l’Académie des Arts, Sciences et Belles-Lettres de la ville. Il est constitué de pièces, de peintures et d’objets datant de l’Antiquité pour les plus anciens. Le fonds est exposé dans des salles de l’hôtel de ville. Au cours du XIXe siècle et de la première moitié du XXe siècle, l’enrichissement des collections rend cette solution de plus en plus problématique : le fonds est trop à l’étroit dans l’hôtel de ville et la municipalité cherche un bâtiment où les transférer.

De 1963 à 1967, l’ancien couvent des Ursulines est restauré et préparé à sa nouvelle fonction et le musée des Ursulines y ouvre officiellement en juin 1968.

Les collections permanentes

La visite commence par les salles du rez-de-chaussée dédiées à l’Antiquité et au Moyen-Âge. Les pièces exposées proviennent principalement de fouilles archéologiques réalisées à Mâcon et dans le Mâconnais. Elles permettent de mieux appréhender la réalité économique de Mâcon à l’époque gallo-romaine et à l’époque médiévale.

Les premier et second étages sont consacrés aux Beaux-Arts. On découvre d’abord la peinture régionaliste, principalement de la seconde moitié du XIXe siècle et du début du XXe siècle. J’ai beaucoup aimé cette thématique, me permettant de découvrir des peintres que je ne connaissais pas. Les salles suivantes montrent la richesse du fond des peintures des XVIe au XXe siècles.

Enfin, l’espace Lamartine permet enfin d’en apprendre davantage sur la vie, la carrière littéraire et l’engagement politique de l’enfant du pays. Malgré sa carrière nationale et internationale, Alphonse de Lamartine est resté lié à sa région d’origine, y séjournant dès que possible et agissant pour le développement culturel et économique de la région.

L’exposition temporaire

Actuellement (jusqu’au 24 octobre 2021), on peut aussi découvrir l’exposition « Mai-Thu (1906-1980), écho d’un Vietnam rêvé ». Je ne connaissais pas ce peintre vietnamien, ayant aussi vécu et travaillé en France. Dans l’église Saint-Pierre, on peut apprécier la fresque qu’il a peint en 1941 pour les soldats morts pendant la Première Guerre mondiale.

Sa peinture sur soie reprend des thèmes et des techniques vietnamiennes, tout en les confrontant aux thèmes et aux techniques françaises et européennes. Il peint beaucoup d’enfants mais montre aussi son engagement pour la paix et l’indépendance du Vietnam.

Cette visite du musée des Ursulines m’a beaucoup intéressée. Les espaces que j’ai préférés sont ceux consacrés à la peinture régionaliste et à Alphonse de Lamartine. Ayant une passion pour le XIXe siècle, cela n’a rien d’étonnant.

Et vous ? Connaissiez-vous déjà ce musée ?

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